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Comment aider les pollinisateurs de nos jardins ?

Les abeilles (sauvages et domestiques) et autres pollinisateurs de nos jardins sont en déclin. Ce constat alarmant nous invite à prendre davantage soin de la biodiversité qui nous entoure. Et cela commence dès notre balcon ou dans notre jardin ! Mais quelles fleurs choisir ? Comment aider au mieux ces petits insectes si essentiels ?

Selon l’un des vice-présidents de l’IPBES (Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques), Robert Watson, le « déclin des pollinisateurs sauvages est dû à des changements dans l’utilisation des terres, aux pratiques de l’agriculture intensive, à l’utilisation de pesticides, [mais aussi] aux espèces invasives, à des agents pathogènes et au changement climatique ». Plus concrètement, la disparition des fleurs sauvages et locales, source de nourriture des pollinisateurs, est en partie responsable de ce déclin.

D’après le rapport Protection of wild pollinators in the EU [1], les espèces d’insectes les plus menacées d’extinction sont les papillons de jour, les papillons de nuit, les abeilles et les coléoptères.

Outre les abeilles domestiques, dites « abeilles à miel », il existe plus de 20.000 espèces sauvages [2] ! Une grande partie de celles-ci nous reste donc inconnue et leur disparition ne nous étonne pas…

Plus de diversité !

Pour lutter contre ce déclin, rien de mieux que la diversité ! Favoriser les espèces locales, sauvages et leur grande hétérogénéité. Les scientifiques encouragent ainsi les particuliers à planter une variété de fleurs sauvages, de manière à ce que les abeilles puissent s’en nourrir tout au long de la saison. La taille de la surface ne compte pas, il peut s’agir d’un petit carré de végétation dans un coin (ensoleillé) du jardin ! L’important reste de favoriser les mélanges de plantes vivaces et annuelles.

Les fleurs horticoles, représentent quant à elles un intérêt limité car provenant souvent de pays lointains [3]. Elles sont malheureusement de plus en plus utilisées dans les villes… Se développant dans un milieu n’étant pas originellement le leur, leur attractivité pour les pollinisateurs s’en trouve fortement diminuée. La provenance des fleurs utilisées est donc importante !

Dans la pratique

Les semis se réalisent au printemps, entre avril et juin et/ou à l’automne de mi-septembre à mi-octobre. Facile ! 1g de graines suffit pour 1m carré de terrain.

Attention, l’idéal reste bien sûr de choisir des graines locales. Alors où trouver/acheter ces graines ?

– Des grainothèques sont de plus en plus mises à disposition dans les médiathèques, les bibliothèques de nos villes et peuvent être une bonne astuce pour trouver facilement des jolies fleurs !

– Pour l’achat, il existe deux principaux labels : « Végétal local » et « Vraies messicoles » qui assurent des origines locales françaises et n’appartenant pas au catalogue du GNIS (Groupement interprofessionnel des semences et des plants) [3]

Des associations telles que Kokopelli permettent l’achat en ligne de semences bio et labellisées. Semence Nature, une entreprise émergente spécialisée dans la récolte, la production et la commercialisation de semences et plants d’espèces sauvages et locales, propose aussi des mélanges à la carte.

Quelques exemples de plantes sauvages

Pour donner quelques exemples de plantes connues de tous, nous pouvons citer :

– La marguerite commune ;

– La Camomille sauvage ;

– Le Coquelicot ;

– Le plantain ;

Mais encore le Liseron, la Centaurée, le Pissenlit commun, …

Natacha Racinais

Sources

[1] Protection of wild pollinators in the EU — Commission initiatives have not borne fruit. En ligne, disponible sur : https://www.eca.europa.eu/Lists/ECADocuments/SR20_15/SR_Pollinators_EN.pdf

[2] Comment le déclin des abeilles met en péril les cultures agricoles, 2020, Futurasciences. En ligne, disponible sur : https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/developpement-durable-declin-abeilles-met-peril-cultures-agricoles-61804/

[3] Julie Hivernat, 2018, ETUDE DE LA POLLINISATION DE FLEURS LOCALES ET HORTICOLES EN REGION TOULOUSAINE. En ligne, disponible sur : http://www.dire-environnement.org/Memoire.Dire.Julie.Hivernat.pdf

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