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Webtoon : Sex, Drugs & RER : Interview de sa créatrice Natacha Ratto

Illustration de Natacha Ratto pour Sex, Drugs & RER

Comme vous avez pu le lire dans notre article sur le phénomène des Webtoons, ces bande-dessinées digitales sont un médium récent, séduisant un très large lectorat, et accessible depuis ce gadget qui nous paraît aujourd’hui indispensable : le smartphone.

Nous avons eu la chance d’interviewer en décembre dernier la créatrice d’un Webtoon incroyable sur la plateforme Webtoon Originals : Natacha Ratto. Elle a répondu à toutes nos questions sur son webcomic à succès Sex, Drugs & RER et nous a même confié des anecdotes croustillantes…

Le TB : Merci Natacha de nous accorder cette petite interview ! Pour commencer, peux-tu nous parler de ton Webtoon ?

NR : Oh, mais elle est pas simple du tout cette question ! *rire* elle est beaucoup trop vaste ! Pour mon webtoon, j’avais envie de parler des relations entre jeunes adultes, des premiers amours entre autres, mais je voulais avoir angle un peu différent de celui de la plupart des romances sur Webtoon.

A la base c’était pas du tout un webtoon, c’était des petits strips sur Instagram. Donc après je me suis dit, comment je vais faire ça ? J’ai été contactée par webtoon et je me retrouve avec l’histoire d’un étudiant qui arrive en région parisienne. Parce que c’était aussi une volonté de ma part de parler un peu de Paris, de la vie là-bas, des étudiants, car c’est ce que j’ai vécu et ce que beaucoup d’amis à moi ont vécu.

Donc en somme, c’est l’histoire d’un étudiant qui arrive à Paris, qui rencontre une bande de potes et il leur arrive plein de trucs qui peuvent nous arriver ou pas à tous dans la vraie vie ; des histoires de famille, des histoires de copains/copines ou de cul ! Et bien-sûr avec de l’humour et un style beaucoup plus français que ce qu’on peut trouver sur Webtoon.

Le TB : Tu as déjà un peu répondu à cette question, mais du coup, pourquoi Léon comme personnage principal ?

NR : Alors à la base pour moi, dans mon esprit, il n’y a pas de personnage principal. En tant qu’auteure il n’y a pas de personnage principal sauf que pour faire rentrer les gens dans l’histoire, pour que ça corresponde à un certain standard des Webtoons, il fallait qu’il y ait une « tête d’affiche » et je me suis dit que Léon, il a un peu style de héros de shojo de base : le petit mec qui a pas trop confiance en lui, qui doit s’affirmer. Donc je me suis dit, si je pars avec un personnage comme ça, même si on a peut-être plus envie de voir des héros différents de nos jours, je me suis dit que si j’arrivais avec ce personnage-là auquel les gens sont plutôt habitués, ça va peut-être me faire réussir à leur faire avaler Anissa derrière ! Ou des personnages un peu plus intéressants, un peu plus forts qui vont peut-être prendre le pas sur le récit à certains moments et en même temps, Léon a un petit peu le syndrome Harry Potter : il n’a pas trop de personnalité, il est assez malléable et donc on peut facilement s’identifier à ce personnage là et c’est une bonne porte d’entrée pour découvrir un univers. On prend un personnage qui a besoin de s’affirmer, qui ne sait pas trop qui il est encore et grâce à ça on l’emmène dans un endroit nouveau et c’est ça qui va nous permettre de découvrir tous les autres, son environnement. Donc c’était un peu à la fois marketing, pour attirer un grand public, et en même temps d’un point de vue narratif c’était pratique aussi d’utiliser Léon comme personnage principal. Mais quand j’avais créé l’histoire, c’était pas le personnage principal dans ma tête. Ils avaient tous autant de poids les uns que les autres. Et par la suite je me suis rendue compte que les lecteurs s’étaient beaucoup attachés à lui et qu’on me demandait tout le temps dès qu’il y avait un épisode où on ne parlait pas de lui, on me disait « ah mais il arrive quoi à Léon ? », je suis obligée de le mettre pas mal en avant parce que les gens s’y sont attachés. J’ai mon scénario écrit à l’avance mais je le modifie aussi en fonction de ce qui plaît ou pas, je fais des petits tests, je vois ce qui marche etc… Et apparemment ses histoires plaisent !

Le TB : On confirme ! D’ailleurs on va rebondir là-dessus vu que tu parlais du scénario prévu à l’avance, on voulait savoir si tu avais prévu la fin de ton webtoon et si tu sais comment ça va se terminer ?

NR : Non car je suis soumise à mon contrat, donc ça dépend de s’il va être renouvelé ou pas. Par exemple, pour la première saison j’avais 30 épisodes et au bout de 20 épisodes, j’ai posé la question « est-ce que je vais être renouvelée ou pas ? ». Et une fois que j’ai eu la réponse j’ai pu adapter tout ce que j’avais écrit comme s’il allait y avoir une suite. Ce qui fait que j’ai un peu modifié ; par exemple, la première version, je m’étais dit que si mon contrat n’était pas renouvelé je finirais un peu différemment la saison. Donc des choses que j’ai étalées sur la saison 2 comme par exemple le concert, ou l’histoire avec Candice, je les aurais compressées à la fin et j’aurais mis tout ça dans le dernier épisode pour faire une bonne conclusion ! Et là j’ai changé ces choses là, j’ai une sorte de timeline avec tous les éléments indiqués dans l’ordre chronologique : je sais où je vais aller à la fin, d’où je pars et quand vont se dérouler les événements, et au fur et à mesure, je redécoupe en épisodes, aussi en fonction des retours que j’ai, ou parfois je vais changer d’avis sur certaines choses en me disant « ce serait plus intelligent que je présente ça comme ça ». Donc effectivement, c’est écrit à l’avance mais c’est susceptible d’être modifié !

Le TB : Tu as donc déjà la fin de ton webtoon mais tu ne sais pas si tu vas devoir tout couper en plusieurs saisons ou tout compresser en une seule ?

NR : Alors là j’ai la fin de la saison 2 et j’ai des pistes pour la saison 3 mais je ne l’ai pas encore écrite ! J’ai aussi d’éventuels cliff hangers à la fin de la saison 2 au cas où il y en ait une troisième… Mais il est possible que je prenne un peu de temps entre les deux saisons pour écrire la suite je pense.

TB : Super ! Dis-nous, est-ce qu’il y a un personnage que tu préfères particulièrement ?

NR : Je ne sais pas, je les aime bien tous ! A la limite, celui qui m’ennuie le plus c’est vraiment Léon ! *rire*

TB : Ah bon ?  On ne s’y attendait pas… Et sinon, qu’est-ce qui t’a inspiré cette histoire ? Même si tu y as un peu répondu tout à l’heure…

Illustration de Natacha Ratto pour Sex, Drugs & RER

NR : Oui mais c’est plus compliqué que ça en réalité ! C’est une très longue histoire. Il y a très longtemps j’avais commencé à créer des personnages et les premiers étaient Léon et Anissa pour une autre petite BD qui se passait dans le métro et qui n’avait rien à voir. J’avais 19 ans à cette époque-là et après comme j’étais en plein dans mes études j’ai complètement abandonné l’idée de faire de la BD. Puis vers 2018 j’avais besoin de changer et de faire autre chose que mes études. J’avais déjà eu ma licence et j’étais dans mon master et je ne me sentais plus très bien. Donc je me suis dit « Bon, je vais faire quelque chose qui me plaît pendant quelques temps, quitte à finir mes études après ! » car j’avais besoin de prendre du temps.

Et j’ai repris mes vieux croquis de personnages, et j’en ai rajouté de nouveaux ! Par exemple Félix si  je l’ai créé c’est parce qu’un jour j’étais en train de dessiner sur les bords de Seine et il y avait un mec qui se la pétait, qui rappait devant ses potes et je l’ai dessiné, puis c’est devenu Félix !

C’est vraiment le hasard. Et à chaque fois que je crée un carré design je lui donne une personnalité, des défauts etc… Puis je vais commencer à faire des petits strips où ils interagissent les uns avec les autres. Enfin, comme environnement j’ai choisi quelque chose qu’on connaissait mes amis et moi, les études à Paris, parce qu’il y a beaucoup de potentiel pour faire des scènes humoristiques avec ça et en même temps, c’est un environnement que je connaissais. Donc j’ai d’abord créé les personnages et ensuite à partir de ça, en les faisant interagir, l’histoire est née.

TB : C’est génial comme anecdote ! Et quelles ont été les étapes qui ont mené à la création de ton histoire ?

NR : En 2019 je travaillais chez Starbucks et je faisais déjà des petits strips sur Instagram, donc les personnages étaient déjà apparus quelque part et je me suis dit que j’allais poster une petite histoire autour d‘une soirée. Je n’avais pas prévu de faire autant épisodes ! Ça commençait par Léon qui se prend un râteau je crois, mais vous pouvez retrouver les épisodes sur mon Instagram. Puis je me suis retrouvée sur l’explore page d’Instagram et en trois semaines je suis passée de 1000 abonnés à 12 000 abonnés ! Les gens voulaient absolument la suite alors j’ai commencé à l’écrire et il y a donc eu 16 épisodes sur Instagram.

Vers le 10e, Webtoon m’a appelée en m’expliquant qu’ils comptaient s’installer en France l’an prochain et cherchaient des auteurs et me proposaient de me payer régulièrement.

Puis je les ai recontactés plusieurs fois : mais la personne qui m’avait contactée avait changé de travail entre temps, puis j’ai eu un autre contact j’ai dû passer par au moins trois personnes qui ont démissionné à chaque fois, donc ça mettait un temps fou à se mettre en place. Et enfin, je vais sur Instagram en Décembre 2019 et je vois une pub pour Webtoon France dans ma timeline et je me suis dit « Wow, c’est dingue ! ». Donc j’ai refait des pieds et des mains pour retrouver un contact et j’ai dû contacter les gens qui avaient démissionné pour savoir s’ils ne pouvaient pas me filer des adresses mail ! Et c’est là qu’après j’ai eu un entretien d’embauche en février 2020, ils ont bien aimé mes trucs puis j’ai envoyé un synopsis et story board et le 20 mars j’avais mon premier épisode qui sortait. Ça s’est fait très très vite, c’est pour ça que je n’ai pas du tout d’avance dans ma série, je fais vraiment les épisodes semaine par semaine, ce qui est un peu compliqué.

Il y a eu des grosses phases de doutes, notamment les mois où je n’ai pas eu de nouvelles !

TB : Quelles sont tes inspirations esthétiques ?

NR : C’est vraiment tout ce qui est BD franco-belge classique qui m’a pas mal inspirée. C’est trop banal mais toutes mes inspirations sont : Gaston Lagaffe, Lucky Luke etc… Et il y a quelqu’un qui a fait une réflexion pas mal en commentaire en disant « Ça fait penser à du Margerin parce que ça parle de banlieue ! » et c’est vrai que Frank Margerin aussi j’ai pas mal lu et je pense que ça m’a inspirée dans le style.

Et en même temps comme dans notre génération on est de grands consommateurs de manga etc… il y a de ça. Je ne pourrais pas vous dire exactement pour les inspirations car en fait j’ai travaillé dans une librairie spécialisée dans les bandes-dessinées pendant mes études pour gagner un peu d’argent et j’ai vu tellement de choses que ce serait compliqué ! Mais le design de Léon c’est 100% Scott Pilgrim ! Si vous allez voir sur Google image vous verrez que c’est le cas *rire*. J’ai même un poster dans ma chambre !

TB : Est-ce que tu pourrais nous en dire plus sur ton parcours ?

NR : J’ai fait un Bac L option arts plastiques, ensuite je suis partie en architecture, en licence d’architecture à Paris. J’ai fait une année de master architecture en Allemagne et je suis rentrée sur Paris, j’ai fait une année de stage dans une agence. C’était plutôt cool, on faisait des maquettes c’était sympa, et la deuxième année de master c’est là qu’on est rentrés plus dans le vif du sujet et ça m’a beaucoup moins emballée : il y avait beaucoup de stress et de pression, des présentations à l’oral devant toute la classe et c’est là que je me suis dit que je devais faire autre chose pendant un moment. Ensuite j’ai travaillé chez Starbucks et Naturalia, puis dans la librairie et voila *rire*! Et après Webtoon !

TB : Tu te vois retourner à l’architecture ? Ou tu voudrais faire toute ta vie dans le domaine de la bande dessinée ?

NR : Dans l’idéal j’aimerais continuer toute ma vie dans la bande dessinée. Le seul problème c’est qu’une fois que j’aurai fini avec ce projet là, il va me falloir du temps pour monter un nouveau dossier, inventer une nouvelle histoire et ce temps là ne sera pas rémunéré. Il va donc falloir que je trouve autre chose pendant ces phases d’entre-deux projets. Comme j’ai un statut d’artiste-auteure je peux très bien faire de illustration par exemple pour des entreprises. C’est un peu compliqué, je ne sait pas trop pour le moment. Je me vois mal finir mon master et travailler dans une agence d’architecture après l’expérience que je suis en train de vivre.

TB : Du coup tu n’as jamais fait d’études artistiques à proprement parlé : tes personnages et ton style, tu les a développés seule ?

NR : Quand j’ai arrêté mes études j’ai pris des cours du soir aux Beaux Arts pour faire du nu, apprendre à dessiner les corps. En architecture on avait quelques cours de dessin mais c’était surtout centré sur la perspective ou le paysage. J’avais quand même une bonne base : on avait quelques cours sur la théorie des couleurs, des cours d’art plastiques. Puis j’ai complété à droite à gauche pour trouver les informations dont j’avais besoin comme des séances de modèles vivants, des tutos sur internet pour me mettre à niveau sur les logiciels. Avoir fait une école d’art n’aide pas forcément à trouver un travail mais ça donne des bases ; j’aurais peut-être gagné du temps en faisant une école d’art sur certains trucs que j’ai appris sur le tas, mais c’est pas ça qui m’aurait permis d’avoir plus vite un contrat avec Webtoon. C’est pas indispensable et la plupart des écoles sont souvent payantes, donc si vous n’avez pas les moyens, vous pouvez quand même trouver un travail en ayant appris en tant qu’autodidacte même si ça prend plus de temps !

TB : Quels logiciels utilises-tu ?

NR : Procreate sur Ipad et Photoshop. J’aimerais bien avoir une vraie tablette graphique et passer sur Clip Studio Paint, ce qui me permettrait de travailler en bande. Là je fais d’abord mes storyboard sur papier ou sur Photoshop, après je découpe case par case, ce qui ne me permet pas d’avoir une vue d’ensemble.

TB : Si webtoon ne t’avait pas contactée pour faire partie de leur section Original, est-ce que tu aurais tenté ta chance sur Webtoon Canva ?

NR : Je pense que ça aurait dépendu de ma situation professionnelle et financière car c’est un grand investissement de faire un Canva, sachant qu’on n’est pas rémunérés ou alors très peu avec Canva +… J’aurais peut-être tenté le concours qu’ils ont proposé l’été dernier !

TB : As-tu une équipe pour travailler ou es-tu seule ?

NR : *rires* J’aimerais bien, j’adorerais ! Pour le moment malheureusement Webtoon France n’est quasiment pas monétisé, il y a le fast-pass presque uniquement sur True Beauty, donc là j’ai juste de quoi me payer moi. J’essaye de réfléchir à des solutions pour faire un crowdfunding ou un Patreon. Mais pour que je puisse embaucher quelqu’un, ne serait-ce qu’une fois par semaine, il faudrait que je récolte pas mal, et je ne sais pas si mes lecteurs seraient prêts à faire ça, ce sont souvent de jeunes lecteurs sur Webtoon ! J’attends que l’on ait plus de possibilités pour nous rémunérer, quand il y aura par exemple des pubs sur ma BD. Peut-être qu’après je pourrais embaucher quelqu’un pour faire au moins les aplats de couleur… Mon copain le fait pour moi de temps en temps mais il n’est pas pro ! *rire*

TB : Pourquoi ne pas faire un Patreon ?

NR : Le problème du Patreon c’est que peu de gens donnent. Et il faut faire des contreparties, je suis déjà overbookée et le temps que le Patreon fonctionne il faudra à mon avis de très longs mois et si doit écrire mon Webtoon et en plus créer des contreparties pour chaque pallier tous les mois, je crois que je ne vais pas s’en sortir !

TB : Combien d’heures par semaine consacres-tu à ton webtoon ?

NR : Ça dépend : je travaille quasiment tous les jours mais je ne sais pas trop comment compter les heures puisque j’organise mon emploi du temps comme je veux. Je dirais qu’en moyenne je mets 1h par case : il y a des cases très longues et d’autres qui me prennent 20min. Comme je fais 35 cases par semaine je dirais qu’il y a 35 heures de dessin et si on ajoute 5h de mise en page plus quelques heures pour le scénario, je dirais que je tourne autour de 45h-50h par semaine. Ça dépend des épisodes, si il y beaucoup de décors ou pas. J’ai du mal à me rendre compte car comme je travaille chez moi je peux travailler jusqu’à minuit le soir, puis le lendemain me lever à 10h et bosser que deux heures dans la matinée. 

Illustration de Natacha Ratto pour Sex, Drugs & RER

TB : Est-ce que tu penses que ton Webtoon pourra être adapté en plusieurs langues ?

NR : Ce serait pas mal mais il faudrait que les traducteurs fassent un gros travail ! Rien que le titre « RER », ça ne va pas parler aux anglophones. Il y a pas mal de petites blagues dans ma série qui sont typiques de la culture française, il faudrait soit expliquer chaque blague avec une astérisque, soit que les traducteurs réussissent à transposer les blagues d’une culture à l’autre. C’est un peu compliqué. Je me souviens avoir lu des explications sur les traductions de grandes BD comme Asterix, et comment les traducteurs parvenaient à transposer l’humour d’une langue à une autre, et parfois ils sont obligés de modifier des petits détails dans le dessin et de transformer le texte pour que ça parle aux personnes étrangères. Je ne sais pas trop si il y aurait un public sur la plateforme anglaise pour ma BD.

Je reviens sur le temps de travail par semaine. J’ai regardé pour l’épisode de la semaine dernière, on est sur une moyenne de 1h par case, avec des cases qui me prennent 18 minutes et des cases qui me prennent 4h. Il y a 40 cases. Les premières cases super longues avec le titre, elles me prennent entre 4h et 8h.

TB : Quels sont tes projets pour la suite ?

NR : J’aimerais bien continuer webtoon pour la fin de cette saison, puis une troisième saison, prendre une petite pause pour la sortir en format papier, et puis revenir avec un autre projet plus tard, peut être avec les mêmes personnages mais avec un bond de 10 ans plus tard ou quelque chose comme ça ! Ça me fera peut-être 5 ou 6 ans de webtoon et après essayer de me faire éditer en BD classique.

TB : As-tu une petite exclu ou une anecdote pour tes fans ?

NR : Je n’ai rien de spécial qui me vient à l’esprit, à part que pour cette interview je suis habillée en haut mais en bas j’ai un pantalon de pyjama avec des cerfs et des flocons de neige ! *rire*

TB : Merci Natacha d’avoir répondu à toutes nos questions !

Nous espérons que cette interview vous a plue, n’hésitez pas à partager l’article avec vos connaissances initiées ou non à l’univers des webtoons ! Surtout qu’après avoir commencé à lire Sex, Drugs & RER, il ne sera plus possible de faire marche arrière…

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