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MPL, un groupe de «Bonhommes»

Avec une naïveté déconcertante, MPL vous transporte dans son univers mêlant folk, électronique, au rythme de deux guitares acoustiques. Parfois parlée, souvent chantée, la musique de MPL est une ode à la rêverie, à la vie. MPL (pour Ma Petite Lucette) c’est un groupe de 5 amis grenoblois né en 2012. Ils ont déjà deux albums à leur actif et un troisième sort le 22 mai prochain. Dans les deux premiers, ils sont réunis autour de Lucette, un fantôme, un mythe autour duquel tout leur univers s’est construit. Leurs albums sont de véritables cérémonies musicales auxquelles est invité à participer tout le monde.  

Dans leur premier album, Ma Pauvre Lucette, la mélancolie est au rendez-vous. Il évoque la disparition, la perte, le manque et l’amour impossible. Sur des airs dansants, chantants qui mêlent une guitare des Caraïbes et de l’Afrique à du rock, de la folk un peu d’électro, des thèmes sombres sont abordés. Leur deuxième album « L’Étoile », sorti en janvier 2020, marque le début de leur carrière en tant que musiciens professionnels. Il débute avec le titre Cortège qui explique bien l’aventure dans laquelle nous entrons. Le gourou dit :

« Dans cette grande cérémonie

Soyez les bienvenus

J’accueille avec joie les nouveaux 

Et les visages connus »

Cet album est l’occasion de tourner la page du premier en célébrant l’amour sincère, l’espoir et la sagesse. Ici, la guitare et la basse restent centrales, mais les productions sont plus riches et plus chantées. Cet album ne s’écoute pas seulement, il se regarde au fil des clips. Mis bout à bout, ils forment un film, qui, comme ils l’écrivent, est « à la frontière entre comédie musicale et film d’aventures, rythmé par des chorégraphies endiablées et des cascades insolites ». Sur scène, quatre musiciens du conservatoire vivent sous l’emprise d’un gourou, le chauve barbu, qui gardent précieusement une urne contenant les cendres de Lulu. Le gourou décide de tout, protège et guide les autres. 

Dans « Bonhommes », le groupe se questionne sur les thèmes précédemment abordés.  

Dans une vidéo postée sur YouTube et Instagram, les membres du groupe révèlent que désormais, ils souhaitent questionner leur masculinité, thème qu’ils abordent dans le premier titre éponyme qu’ils ont dévoilé. A chaque refrain, ils changent le verbe, commençant par ce que la société voulait qu’ils soient, alors ils « seraient des bonhommes », puis chantant ce qu’ils sont devenus, ils ont fait les bonhommes en faisant les durs. Ils terminent en donnant leur nouvelle définition des « bonhommes » : 

« On sera des bonhommes sans jouer les durs

Et si ça vous étonne, nous ça nous rassure

On sera bien conscients de nos privilèges

Ils donneront de l’élan pour éviter les pièges

On sera des bonhommes sans jouer les durs

Et si ça vous étonne, nous ça nous rassure

On sera des bonhommes (on sera, on sera) »

Pour financer leur deuxième album, « L’Étoile », le groupe organise une cagnotte participative. Cela leur permet de n’appartenir à aucun label et estiment-ils « de se tromper, de recommencer, d’évoluer, de créer aussi souvent et aussi spontanément » qu’ils le désirent. Pour leur troisième album à paraître, ils ont recours au même procédé. Ils ont déjà atteint leur objectif, mais sont désormais passés à l’objectif 200 % afin d’organiser un concert en montgolfière parce que comme ils l’écrivent, « C’est poétique, c’est vertigineux, c’est techniquement casse-gueule, c’est tout ce qu’on aime faire ! ». Cet album, semble-t-il, sera d’autant plus lumineux que le précédent et réserve de belles surprises. 

 

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