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Littérature

Dear Gene, par Kaya Azuma

Le Manga qui redonne foi en l’amour ?

Bienvenue à tous sur le Weekly Manga ! Cela fait quelques temps que la rubrique est en pause malheureusement mais c’était pour mieux revenir après une période d’examens assez intense ! 

Aujourd’hui Le Tote Bag souhaite vous parler d’une œuvre très particulière qui nous a chamboulés à la rédaction ; il s’agit de Dear Gene par Kaya Azuma. Ce yaoi aux scènes parfois très explicites est avant tout une histoire d’amour poignante d’une beauté bouleversante. 

Synopsis :

Nous entrons dans le quotidien d’un avocat new yorkais de 34 ans, Trevor, qui rencontre un jeune homme, Gene, issu d’une communauté Amish de Pennsylvanie avec laquelle il a coupé tout contact en revenant de son Rumspringa. Le Rumspringa est une sorte de “rite de passage” à travers lequel les jeunes amish goûtent à tout ce qui leur est interdit au sein de leur communauté et vivent une expérience dans le monde extérieur. 

De cette rencontre fortuite naît une amitié et à celle-ci se mélangent des sentiments ambigüs ; à la fois du côté de Trevor qui cache son homosexualité à son entourage et qui culpabilise par rapport à sa différence d’âge avec Gene (qui est lui-même majeur) mais également chez ce dernier, dont l’éducation au sein d’une communauté amish influence toujours son quotidien et sa perception du monde “extérieur” auquel il appartient désormais. 

Avis :

Le thème de la famille est également exploré et a une importance toute particulière dans cette œuvre. Trevor qui a été adopté, a toujours du mal à 34 ans, à définir sa place au sein de sa famille. Gene lui, a dû tout quitter afin de vivre sa vie comme il l’entendait. Cette culpabilité qui le ronge permet d’aborder des thématiques annexes d’une manière très juste ; à quel moment devient-on égoïste ? Est-ce que prendre son indépendance vis-à-vis d’un groupe qui dépend de nous fait de nous une mauvaise personne ? Comment peut-on catégoriser le bien et le mal dans un monde qui nous est tout à fait étranger ? 

Ainsi l’intrigue met en lumière et explore de manière très juste les questionnements des personnages liés à la spiritualité et à l’identité ; Gene se sépare de son passé d’amish pour se reconstruire et se façonner lui-même sa propre individualité en dehors de tout ce qu’il a pu apprendre au sein de sa communauté. Trevor, qui lui est un adulte depuis longtemps, se contente d’une situation qui ne le satisfait pas de peur de ne pas convenir à ce que l’on attend de lui plutôt que de vivre sa vie d’une manière qui le rende pleinement heureux.

Je me permets de m’exprimer à la première personne pour ce paragraphe afin de donner mon sentiment personnel au sujet d’une réplique du manga qui est, selon moi, l’une des plus belles choses que j’ai pu lire dans ma vie, tout genre ou médium littéraire confondu. Je ne vais pas l’écrire ici, car j’estime qu’elle mérite d’être découverte en lisant l’œuvre, mais ce qui est intéressant c’est que, sortie de son contexte, cette phrase aurait pu paraître tout à fait insipide, voire médiocre et quelconque. Mais le fait qu’elle soit prononcée par un personnage en particulier, nous contraint en tant que lecteurs à être profondément touchés par la beauté de ces mots, en ayant conscience du passé du protagoniste. 

Conclusion :

Pour conclure cet article, la rédaction du Tote Bag ne peut que vous recommander cette œuvre d’une beauté inouïe et qui, au-delà des scènes de sexe explicites, est un manga d’amour du point de vue de deux adultes aux personnalités complexes et terriblement réalistes.

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